Il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade.

Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. " Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. Marthe et Marie, dans une même affection pour leur frère Lazare tombé gravement malade, envoient un message à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Les deux sœurs prennent Jésus par le cœur. Il aime cette famille, son amour est fidèle, il le manifeste dans la proximité qu’il entretient avec chacun. L’intimité et la chaleur de l’amour qui règne dans la maison de Béthanie est merveilleuse. Devant cette souffrance de la maladie de Lazare, il faut vite chercher Jésus pour qu’il le guérisse. C’est un combat pour la vie. L’agonie des sœurs de Lazare commence quand Jésus semble ignorer leur souffrance, le cœur de ces femmes est meurtri ! Jésus ose un malentendu par le mystère de son silence, « pour que les disciples croient. » C’est pour Marthe et Marie insupportable. La vie et la mort restent deux énigmes pour notre intelligence et pour notre cœur. C’est dans l’existence de cette douleur que se posent les vraies questions ! Surtout quand la maladie nous menace ou qu’elle frappe ceux que nous aimons. L’Évangile nous donne de regarder la vie et la mort dans la paix de l’espérance. Là, nous célébrons déjà la victoire de l’Amour infini de Dieu sur la mort.
" À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Retiré au-delà du Jourdain, Jésus revient à Jérusalem malgré le danger, et toute son attitude révèle l’authenticité de son amour. "Lazare est mort" et « il faut que les disciples croient. » Si ces femmes ont pâti, le cœur des disciples est travaillé. C’est un grand mystère avec lequel nous avons beaucoup de difficultés. Nous ne voulons pas de ces lieux douloureux dans nos vies, et nous cherchons de toutes manières à les fuir. Or ces lieux sont ceux de l’enfantement à une Vie nouvelle. Marthe arrive au-devant du Maître, elle lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » Tu l’aurais empêché de mourir ! De loin, tu n’y pouvais rien, et maintenant qu’il est mort, tu ne peux plus rien. Marthe qui est peinée et gênée dit à sa sœur, tout bas : « Le Maître est là, et il t’appelle. » Les deux sœurs lui disent la même phrase, pas sur le même ton !
" Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Nous entrons dans le regard de Jésus sur la mort quand il dit aux disciples : « Lazare notre ami, s’est endormi. » Jésus l’a accompagné sur ce chemin à la manière d’un enfant qui s’endort, il faut donc attendre le réveil. « Les disciples ne comprennent pas encore que Jésus vient pour sauver l’humanité, la réveiller, la ressusciter ! C’est quand il s’écrie d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » et que le mort sort les pieds et les mains liés de bandelettes, avec son visage enveloppé d’un suaire, ils comprennent qu’il vient afin de la remettre debout. La mort n’est qu’un sommeil dont Jésus vient nous réveiller. Notre vie traverse la mort corporelle, le Fils de Dieu qui nous a fait vivre avant, nous fera vivre après notre mort, dans sa Résurrection. Notre corps de joie et de misère, aura part à la vie éternelle, au bonheur sans rivage, que Jésus, le Ressuscité, nous donnera au dernier jour. »