Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.

Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qu’il avait délivrées d’esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l’intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les aidaient de leurs ressources. Ce jour–là, Jésus sortit de la maison et s’assit au bord de la mer. Il se rassembla auprès de lui de si grandes foules qu’il monta dans un bateau et s’y assit. » Toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur parla longuement en paraboles ; La Parole de Jésus nous aide à ne pas tomber dans les pièges du menteur et du diviseur. Nous savons que des instincts de mort, de violence et de haine sont répandus dans nos cœurs et dans le monde. Notre vie peut connaitre des moments de colère et de nuit. Nous portons en nous un arrière-fond de rejet qui nie la bonne nouvelle de Jésus ! Nous trouvons qu’il n’y a pas de place pour nous en Dieu ni parmi les autres, ni dans le monde. Nous ne nous sentons pas reconnus. Notre cœur a besoin de trouver sa guérison dans l’Amour de Dieu qui est semé en nous. La vie est un cadeau précieux qui demande un accueil.
Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole : « Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l’ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu’il n’avait pas d’humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l’ont étouffé. Enfin, du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple. » En disant cela, il élevait la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Nous sommes des êtres meurtris : « La création a été soumise au néant. Non pas qu’elle l’ait voulu, mais à cause de celui qui l’y a soumise, » dira l’apôtre Paul. Chacun de nous a besoin d’être enfanté à la vie divine. Vivre en communauté les uns avec les autres c’est s’accepter, s’aimer quand on ne se croit pas aimé. Cette vie divine est une connaissance de l’amour de Dieu qui donne vie : « Avant que tu viennes au jour, dit Dieu que je t’ai consacré. » De plus nous avons été enfantés à une vie nouvelle par Jésus à la croix, nous sommes devenus des créatures nouvelles habitées par un amour nouveau, l’Esprit Saint qui sème en nous la Bonne Nouvelle. Nous écoutons Jésus dans l’action de grâce. La parole jaillit alors en trésor d’espérance et de vie, d’une entente possible entre les hommes.
Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara : « A vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie : Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre. La semence, c’est la parole de Dieu que Marie, la mère de Jésus, par son amour a permis de prendre corps dans l’humanité. Nous sommes nous aussi aimés et envoyés par Jésus dans le monde comme « ce bon grain » répandu à travers l’univers, semé par Dieu. S’il n’y a pas d’accueil de ce bon grain, nous n’avons pas à nous en soucier ! Dieu parle sans cesse, les uns par les autres. Il nous constitue « prophète » pour son peuple. Jésus est d’un tel Amour qu’il demeure caché dans le silence de l’amour de notre cœur. Nous sommes faits pour Dieu, Il est notre vie et nous sommes son bonheur. A la suite de Jésus, nous sommes envoyés : « Là ou il n’y a pas d’Amour, mettez de l’Amour, et vous récolterez de l’Amour. »