Mardi de la 3e semaine de l’Avent

“Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Lundi 16 décembre 2024 — Dernier ajout lundi 14 décembre 2020

So. 3, 1-2.9-13 Ps. 33 Mt. 21, 28-32

  • Le mardi 17 décembre 2024 iCal
    Semaine Avent 3 : Mardi de la 3e semaine de l’Avent

"Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.”

Dieu ne cesse de nous dire chaque jour : « Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne ! » La vigne, c’est l’avènement du Royaume des cieux. Travailler à la vigne du Seigneur, c’est agir selon la volonté de notre Père du Ciel afin de porter de beaux fruits pour la plus grande joie de notre Créateur. Travailler à la vigne de notre Père céleste, c’est nous reconnaître pleinement dans son Fils Jésus. C’est se montrer digne de lui par notre réponse d’amour, devenir son héritier. Dans la parabole, le premier fils entend la volonté de son Père, mais il refuse le travail. Ensuite, il change ensuite d’avis, car « s’étant repenti, il y alla » nous dit Jésus. A l’approche de Noël, nous contemplons le oui de Marie à l’Annonciation, il restera à jamais notre modèle. Nous voulons demeurer envers et contre tout dans un chemin de confiance et d’abandon envers Dieu notre Père. En fait, ce premier fils a choisi, après coup, de quitter ce qui l’empêchait d’obéir à Dieu, ce qui l’empêchait d’être fils, il a choisi de revenir librement vers son Père, et donc de redevenir son fils.

"Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier." Nous connaissons cette expérience difficile énoncée dans l’Evangile : « Oui Seigneur, dit-on ! » et nous ne faisons pas l’œuvre qui nous est proposée. Le deuxième fils commence par dire qu’il est d’accord pour aller au travail, pour faire la volonté de son père, mais il ne bouge pas, incapable de se mettre en mouvement. Il ne quitte rien de ses habitudes, il ne cherche pas à savoir ce qui le paralyse, ni ce qui peut faire obstacle en lui à l’accomplissement de la volonté de son Père. Il n’obéit pas à son père parce qu’il ne le reconnaît pas réellement. Mais au-delà des réponses de ces deux fils, il y a le temps d’une réflexion personnelle qui fait que quelque chose bouge, quelque chose se transforme en négatif. Ce temps pour le bien est absent chez le second fils ! Cette ‘dissociation’ entre dire oui à Dieu, et faire non, fut introduite par le Menteur après qu’Ève fut imprudente en ne demeurant pas dans la décision de l’Amour de l’origine. Non seulement elle n’obéit pas à Dieu, mais elle révèle ce que le menteur ne connaissait pas : "C’est de ‘cet arbre-ci’ dont Dieu a dit : « Vous n’en mangerai pas, sinon vous mourrez ! » La réplique est immédiate : Ce n’est pas vrai rétorqua le menteur, au contraire ! "Vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal !"

"Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu." Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. L’homme est devenu la proie du mensonge, avec la difficulté de reconnaître le vrai du faux, le bien et le mal, le dire et le faire. Il n’y a plus d’unité entre la Parole de Dieu et le cœur de la créature. Cette unité entraînait une unité dans l’être et dans le faire. Le Royaume de Dieu est ouvert à tous et nous devons accueillir la conversion que Jésus provoque en nous mettant devant notre cohérence intérieure. Nous voulons demeurer dans la communion de Jésus pour accomplir son œuvre. Si nous quittons l’adoration, nous quittons la volonté de Dieu et nous nous trouvons divisés. Les récriminations des pharisiens traduisent des sentiments de jalousie et le désir de s’approprier les biens du Maître. Pour accomplir la volonté de Dieu, le Saint Esprit nous est donné. Nous comprenons alors combien nous avons besoin de rester dans un cœur à cœur avec Jésus. Etre fidèle à l’Esprit Saint nous permet de faire la Volonté de notre Père.

Nous demandons la grâce d’être fidèle à la Volonté de Dieu et d’écouter attentivement sa Parole.

Vos témoignages

  • Mardi de la 3e semaine de l’Avent 13 décembre 2022 11:59, par pierre

    Le travail à la vigne a plusieurs saisons, mais une constante demeure, c’est l’attachement du vigneron à sa vigne pour la faire fructifier quoiqu’il arrive.

    Le fils bien-aimé est celui qui ne se détourne pas de cette ardeur bienveillante que demande le Père.

    L’Amour de Dieu pour son peuple est incessant, mais notre cœur est rebelle comme pour l’enfant qui ne partage par l’intérêt du vigneron pour une vigne à transmettre à ses enfants.

    Nos paroles n’ont pas le même Source que celles de Jesus qui bouscule nos attitudes de façades pour nous engager à vouloir de bonne volonté comme Lui, qui nous purifie selon Sa Parole, dans le Feu Ardent de Son Amour Divin pour tous les humains égarés sur des chemins de vie à rebours de l’Esprit Saint.

    Notre repentir, est mieux accueillit par Jesus, qui donne tout pour les pauvres en Amour que nous sommes, mais renvoie les mains vides "ceux ont le cœur totalement fermé, [ sur eux même] dans une attitude de façade vis à vis de Sa Parole et de Son Témoignage, Source et Ressource de notre Vie dans l’Esprit Saint".

  • Mardi de la 3e semaine de l’Avent 15 décembre 2020 10:59, par Priscille

    Merci Père, pour votre homélie qui tourne notre regard vers l’acceptance inconditionnel de Marie à l’Annonciation.

  • Mardi de la 3e semaine de l’Avent 15 décembre 2020 08:08, par pierre

    Plus profond qu’un « oui ou non »de notre part, Jésus nous demande d’entrer dans Sa relation d’amour Infini, pas à Pas, jour après Jour, année après Année, amour après Amour, renaissance après Naissance dans l’Esprit Saint .

    Jésus nous Guide étape après Etape, et nous mène en Sa Demeure en nous questionnant sur nos chemins de vie « trop humaine » pour nous faire « Demeurer avec Lui » pour toujours.

    Le passage de l’écoute à l’action à la suite de Jésus est plus profond que l’exigence d’une relation de principe binaire ou alternative.

    Il nous faut écouter dans notre cœur cette liberté de cœur que Jésus offre et demande à chacun avant de le suivre : veux tu … ?

    Écouter …l’Amour de Jésus qui parle à chacun selon ce qu’il peut recevoir.

    Acquiescer …l’Amour de Jésus qui nous invite à choisir le meilleur, Son Amour.

    Réaliser …l’Amour de Jésus qui nous a remis dans Son Amour.

    Et alors….rebondir de la joie retrouvée dans l’Amour de Jésus qui cherche sans cesse un cœur en panne d’amour pour le remettre au diapason de Son Esprit d’Amour.

  • Mardi de la 3e semaine de l’Avent 16 décembre 2014 22:11, par REGINE

    Bonsoir mon Père, je recommence tout car je viens de tout effacer !!!

    Oui, j’ai déjà fait cette expérience de communier à la volonté du Père alors qu’un problème ou une difficulté se présentait et j’ai souvent constaté que la Présence du Saint Esprit me permettait d’obtenir un résultat bien plus satisfaisant que celui souhaité au début.

    Ne pas quitter le regard ni le souffle de Jésus, comme Pierre lorsqu’il lui demande de marcher sur les eaux, dès que son regard quitte celui de Jésus, il panique et se rend compte qu’il y a du vent, et il prend peur et s’enfonce.

    Tout faire en communion avec Jésus, cela unifie le dire et le faire, cela a un goût de liberté, de grand large et cela fait que le regard de l’autre est interpellé car il ne s’agit pas là de comportements très à la mode de nos jours.

    Moi, j’aime, d’abord parce que je ne me sens pas seule dans l’action, la présence du Saint Esprit est sensible, dans ce genre de situation.

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