Jeudi de la 3e semaine de l’Avent

Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi.
Mercredi 18 décembre 2024 — Dernier ajout mercredi 14 décembre 2022

Is.54, 1-10 Ps. 29 Lc. 7, 24-30

  • Le jeudi 19 décembre 2024 iCal
    Semaine Avent 3 : Jeudi de la 3e semaine de l’Avent

Après le départ des messagers de Jean, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ?

Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un homme habillé de vêtements raffinés ? Mais ceux qui portent des vêtements somptueux et qui vivent dans le luxe sont dans les palais royaux. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis ; et bien plus qu’un prophète ! Le désert de notre vie est le lieu privilégié pour recevoir la grâce de Dieu ! Dieu peut établir en nous son règne de Lumière et d’Amour. Il forme dans notre cœur une vie intime de foi, d’espérance et de charité. Toute la place est alors laissée à Dieu dans notre âme qui peut retrouver la Paix. C’est là que nous pouvons chasser tout ce qui n’est pas Dieu dans notre vie. Le temps du désert est un temps de grâce. C’est une période dans laquelle nous pouvons porter des fruits dans le silence. Ces fruits sont formés dans notre espace intérieur. Pour nous qui sommes baptisés dans le Christ, cette parole consolante nous révèle à nous mêmes. Nous sommes les prophètes de Jésus qui manifestent que Dieu s’est lié à nous par des liens d’Amour indissolubles. Jésus est mort sur la croix pour nous sauver et nous unir à lui, c’est Dieu qui se réconcilie avec nous. Par cet amour, nous devenons plus grands que Jean-Baptiste qui annonçait que Dieu était avec nous, que Dieu était chez nous !

« C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. » C’est dans la solitude de cette vie, seul avec Dieu seul, que Jean Baptiste à donné le meilleur de lui-même. Dans un recueillement profond, le messager de Dieu annonce le mystère du Dieu qui vient à nous. Pour le recevoir, nous entrons dans le silence de l’Amour de Dieu qui vient à nous. C’est l’oubli de tout pour vivre seul, en union avec Dieu qui se donne tout entier à celui qui se donne tout entier à lui. Jésus nous donne d’entrer dans une expérience nouvelle. Nous nous donnons tout entier à lui seul et il se donne tout entier à nous. Jésus a manifesté ses longs temps de recueillement et de silence dans sa vie chez nous ! Dieu a pris chair de la Vierge Marie, il est descendu dans le sein de la femme et s’est uni indissolublement à l’humanité. Désormais toucher à l’homme c’est toucher à Dieu et toucher à Dieu c’est toucher à l’homme ! Nous sommes dans ce temps privilégie où tout ce que l’on aurait pu croire, tout ce qu’on aurait pu entendre est dépassé. La réalité qui nous est donnée est tellement supérieure à toute l’espérance d’Israël.

"Je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean ; et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. Tout le peuple qui a écouté Jean, y compris les publicains en recevant de lui le baptême, a reconnu que Dieu était juste. Mais les pharisiens et les docteurs de la Loi, en ne recevant pas son baptême, ont rejeté le dessein que Dieu avait sur eux. Jésus s’est identifié aux pauvres et aux petits. Désormais servir le pauvre, c’est servir Dieu, ami des hommes. C’est le temps d’un nouvel amour, de l’amour éternel qui nous donne un nouvel équilibre qui est merveilleux. Dieu, en Jésus, s’est lié à nous d’un amour éternel qui n’aura plus de fin. Jean-Baptiste qui annonçait ce mystère était le plus grand de tous. Le plus petit dans le Royaume est introduit dans cet Amour qui le dépasse ! Aller jusqu’au bout de l’amour, c’est aimer comme Dieu aime, aimer le pauvre en Dieu. Nous trouvons notre épanouissement le plus profond en entrant dans l’amour bien plus grand que tout ce qu’avaient annoncé les prophètes.

Nous demandons la grâce d’être fidèles à notre baptême qui fait de nous l’enfant aimé de Dieu

Vos témoignages

  • Colette 15 décembre 2022 13:25

    Merci pour cette homelie qui nourrit le cœur et l Esprit pendant ce temps de l Avent

  • François 14 décembre 2022 21:13

    Merci cher Père Gilbert, cette homélie est d ’une extrême Beauté, reflet de votre ministère sacerdotal. Béni soit Dieu

  • pierre 15 décembre 2016 17:48

    L’amour de Dieu est paradoxal et orthodoxe, ce qui étonne notre logique d’enfant blessé. Les pathologies multiples qui reflètent la rupture primordiale entre l’Homme et Dieu nous empêchent de le comprendre.

    Il est paradoxal, pour combler d’amour celui qui en est démuni. L’humanité est au cœur de la création, la plus aimée de Dieu et c’est cette préférence qui la rend si sensible aux manques d’amour.

    Il est orthodoxe car la réciprocité et la vérité de l’amour ne peuvent se contenter d’une demi mesure. Aimer en vérité oblige à vivre un amour sans fin avec celui qui nous ressemble.

    Le paradoxe s’exprime à nouveau quand il s’agit d’aimer l’ennemi de l’amour que l’on découvre en l’autre avant de le reconnaître en soi, car nous préférons cacher évidemment nos manques d’amour pour être aimé plutôt que maltraité.

    Il faut en définitive l’orthodoxie de la Foi en Jésus pour rétablir l’humanité dans l’amour du proche, et le situer à la même valeur que l’amour Divin, ce qui Le rend accessible à tous, tant la vie reçue nous donne la joie d’aimer.

    Tu as changé le deuil d’un amour impossible sans toi, en une danse avec mes proches, pour que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce

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