"Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit. De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit."

Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël. Cet Évangile nous manifeste la si belle compassion de Jésus qui donne à des hommes de conduire leurs frères vers lui. Ces hommes et ces femmes ont besoin de Jésus. Des aveugles, des boiteux et beaucoup d’autres infirmes et ceux qui les accompagnent sont émerveillés et cela étonne la foule. Nous aussi, nous avons besoin de Jésus, de sa tendresse, de son pardon, de sa lumière, de sa miséricorde. En Lui, nous trouvons la plénitude de tout ce qui est humain. Ceux qui amènent les infirmes à Jésus pour qu’Il les guérisse savent que la plus grande preuve de charité envers le prochain, c’est de l’approcher de Jésus, Source de toute Vie. Que de situations tourmentées dans notre monde, que de misères et de désespoir au milieu de nous ! Jésus voit cette foule et sa misère.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. » Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Nous demandons la grâce d’avoir les mêmes dispositions que Jésus. Il ne peut pas les abandonner car ils sont affamés et fatigués. Jésus cherche l’homme qui est dans le besoin et il est bon pour lui ! En effet, nous sommes importants à ses yeux ! Notre cœur se dilate alors, rempli d’admiration et d’un désir sincère de conversion. Jésus reçoit notre bonne volonté, le peu que nous avons il le prend avec ce que nous sommes, et il accomplit une œuvre d’amour pour tous ! Aujourd’hui encore il veut opérer le salut du monde par nos cœurs et par nos mains. Dans cet immense désert ou les besoins des hommes sont si disproportionnés, Jésus nous dit encore de lui donner nos petits pains et nos quelques petits poissons pour nourrir notre Peuple.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines. Jésus nous aime passionnément. Il a aussi, paradoxalement, besoin de nous. Telle est la signification des sept pains et des quelques petits poissons dont il se sert pour nourrir une grande foule. Jésus s’appuie sur nous, et avec aussi peu que ce soit, nous lui montrons notre entière reconnaissance. Dans l’Eucharistie que nous célébrons chaque jour s’opère le salut du monde. Quand nous célébrons la Passion, la mort, la Résurrection de Jésus, le Salut arrive jusqu’à nous. Nos communautés deviennent des communautés de ressuscités à l’image du Seigneur de Gloire. Jésus, Pain de vie au milieu de nous, continue son œuvre. Cette œuvre de salut commence dans nos propres vies. Et tous rendaient gloire au Dieu d’Israël.